Séminaire BABYLONE – Psychanalyse & Littérature – 4 juin 2013 [102]

Sylvain MISSONNIER
Professeur de psychologie clinique de la périnatalité à Paris Descartes. Directeur du laboratoire du PCPP. Psychanalyste SPP
Sherlock Holmes :
la fiction détective entre cocaïne et prophétie rétrospective
Discutant : Denis BOCHEREAU, psychiatre

Sherlock Holmes est un véritable mythe séculier. Sa célébrité à travers le monde est exceptionnelle. Le détective se joue de la limite entre réalité et fiction pour s’installer profondément et durablement dans la surréalité psychique individuelle et collective.
Paradoxalement, le médecin écossais Arthur Conan Doyle portait très peu d’estime littéraire à son célèbre héros et préférait de beaucoup ses autres romans : « Mes plus basses œuvres rejettent dans l’ombre ce dont je suis le plus fier ».
En 1893, il assassine sa créature dans le numéro 36 du Strand Magazine où il publie Le dernier problème.
A.C. Doyle reçoit d’innombrables courriers de lecteurs scandalisés l’insultant et lui demandant la renaissance du héros. Dans les semaines qui suivent le Strand Magazine perd plus de 20.000 abonnés.
À l’occasion de cette conférence, j’explorerai quelque uns des fils de la tresse de cette fiction détective insistante.
L’inséparable chroniqueur-narrateur John Watson, l’observation, la logique indicielle de la méthode iconoclaste du consulting détective y seront envisagés comme les caractéristiques d’un cadre propice aux dénouements de crises dont les récits ne peuvent laisser insensible le clinicien.

* : Professeur de psychologie clinique de la périnatalité à Paris Descartes. Directeur du laboratoire du PCPP. Psychanalyste SPP. www.rap5.org
** : Pédopsychiatre

La meilleure traduction française est celle en trois volumes de Éric Wittersheim : Les aventures de Sherlock Holmes, Paris, Omnibus, 2005.

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